Guign0l's Band

"Attention ! Je peux faire rire." (Louis-Ferdinand Céline)

Braoum ! Vraoum ! C'est le grand décombre ! Pour Guignol's band, tout commence par l'insolite réunion des talents de Marcel Bataillard et Frédérik Brandi (tous deux rescapés de l'aventure "Reactors"), bientôt rejoints par Kristof Everart. Spécialisé dans la performance artistico-terroriste de bon aloi, Guignol's band propose depuis 1997 des musiques et des interventions visuelles ou littéraires sur des sujets généralement choisis, comme on peut s'en douter, pour leur bon goût. La formation peut aujourd'hui se prévaloir d'un brillant palmarès, même si certains parlent plutôt d'un passé - déjà - lourdement chargé !

Quelques faits d'armes...

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La Culture
Plateau-débat, Nuit des Galeries, Voyageurs du Monde, Nice, jeudi 8 juin 2006.
Imaginez que l'on ait donné les clés du plateau de l'émission "Campus" ou "Esprits libres" aux Insupportables : pas d'invités, pas de prisonniers, pas de pitié.

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Nuit bleue bis repetita
FestivalManké, Cedac Cimiez, Nice, samedi 6 novembre 2004
Dio vi salvi Regina, we insist !


# Hommage à John Cage, guetteur du siècle
A l'occasion du Symposium John Cage organisé par l'International Academy of Arts, Chapelle de la Miséricorde, Vallauris, dimanche 26 septembre 2004. >[programme]
D'Allais le précurseur à Scelsi le visionnaire, en passant par Satie son double, Berberian sa muse, et Malcom X son compatriote... Le Guignol's band accompagné de Tanya Laing, Paolo Ricucci et Guy Reyes dressa un mémorable portrait en creux de John Cage, inlassable récupérateur d'idées neuves et incontournable monument-malgré-lui de la modernité musicale, pour enfin le revêtir de ses habits de musicien libre et affranchi de tout courant comme de lui-même…

# Salon des refusés de la foire de Nice
A l'occasion de la nocturne de "Mars aux Musées", Faculté Saint-Jean d'Angely, Nice, jeudi 25 mars 2004. >[résumé]
Tout à la fois machine infernale et nef des fous, le triptyque scénique offrait donc un torrent mécanique de bricolage live, hommage domestique au Merzbau pratiquant un épuisant recouvrement des sens (Kristof, à babord), distillait de l'information citoyenne perverse (Fred, droit devant) isolant les bulletins des candidats en présence au deuxième tour des élections régionales derrière des pièges à rat et chantait en aveugle (Marcel, à tribord) la louange du vin corse en forme d'éloge de la frustration, jusqu'au Dio vi salve Regina final annonçant le sacrifice rituel d'un clown de porcelaine.

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Joyeux anniversaire Fluxus
Fluxus continue, Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, Nice, vendredi 12 septembre 2003
Au son d'une chanson de circonstance entonnée a capella par le trio, éxécution(s) publique(s) au(x) hachoir(s) d'une belle série de Barbie de collection. Et la fête continue...

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Vercingentorixe
FestivalManké, Théâtre des Oiseaux, Nice,
samedi 2 novembre 2002
Marquis de Bièvre : Vercingentorixe.
Loin des espagnolades cornéliennes et des brouets antiques du siècle précédent, cette pièce écrite au XVIIIe par le "Prince du calembour", dont le caractère prémonitoire des troubles révolutionnaires trouve aujourd'hui une inquiétante résonance, apparaît sans rire comme la première grande tragédie nationale (?) de l'histoire de l'art dramatique français. Elle fut mise en musique... et en pièces à l'occasion du Festival.


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Manifeste
A l'occasion de l'ouverture de "Le 15", Nice, juin 2002
Quelque part entre l'hôpital et le musée, lecture publique du Manifeste des insupportables.


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Typologie du cocu
A l'occasion d'un Pour ou Contre chez Ben, Nice, dimanche 8 juillet 2001
Putsch avorté mais joyeusement humide - l'hôte a frôlé la noyade - lors d'un pince-fesses.
Charles Fourier is still alive !


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Tout ou rien
FestivalManké, Bar des Oiseaux, Nice, jeudi 16 novembre 2000
Alphonse Allais (1854-1905) : Marche Funèbre. Version pour ensemble de chambre (Direction : Ismaël Robert), en création mondiale. Pour conclure la première édition du Festival Manké, première exécution publique de la déjà mythique "Marche Funèbre pour les funérailles d'un grand homme sourd", contribution essentielle du maître de l'absurde et de la mystification à l'histoire de la musique.


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Nuit bleue
FestivalManké, Bar des Oiseaux, Nice, lundi 13 novembre 2000
Une soirée corse en fusion. Triomphe napoléonien, chants, musiques et danses, recouvrements, discussions à table, décollations de Barbies mauresques et descentes de "Casa" du même jus. Conclusion grandiose en forme de révélation : "les Corses sont violents".


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Un siècle de musique française
Boutique Harmonia Mundi, Nice, samedi 8 avril 2000
Concert-Rencontre avec Guignol's band. Bolero et Melody en ketchup majeur, de Maurice Ravel à Serge Gainsbourg. Avec un préambule de Jean de Mendiguren, Docteur honoris causa de l'université de musicologie de Detroit (USA).

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Un dimanche de star
Galerie Ivana Milovic, Saint-Paul, dimanche 11 octobre 1999
Messe, repas dominical, concert, sport et divertissement. Une journée éprouvante à l'issue de laquelle Ben Vautier (encore lui) a pu déclarer : "Je ne sais pas quoi en penser. Ou c'est complètement nul ou c'est complètement génial mais ça ne peut pas être entre les deux."

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Colère froide
("l'histoire m'acquittera")

Le Printemps des Poètes, Galerie des Ponchettes, Nice, mercredi 24 mars 1999
Ce soir-là, à 20h06, les Tomahawks des porte-avions basés en Adriatique et les missiles des B52 de l'OTAN s'abattent sur la Serbie. Face à cette agression barbare, la riposte ne se fait pas attendre : en effet, dès 21h50, Guignol's band prend possession de la galerie des Ponchettes à Nice et fait exploser en vol le frileux Printemps des Poètes en dédiant "à nos frères Serbes" la lecture publique et musicale d'une plaidoirie fleuve de Fidel Castro. La suite appartient à l'Histoire.

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Faena pour l'infante défunte
Galerie Renoir, Nice, jeudi 9 avril 1998
Remake tauromachique, minimaliste et muet de "Coups d'essai pour les épées neuves".

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Hommage a Beethoven
Galerie des Antiquaires, Nice, jeudi 15 janvier 1998
Saviez-vous que les Autrichiens sont le peuple le plus malin d'Europe ? Ils ont en effet réussi à faire croire au reste du monde que Beethoven était Autrichien et que Hitler était Allemand ! De cette révélation est né un bien beau spectacle : Lettre (d'injures) à Elise, Hymne à l'orgie, pomme, pomme, pomme, pomme (véreuses), pour voix, guitare, glockenspiel, mini-trompette, peintures à l'aveugle et vin rouge. Où l'on comprend pourquoi Ludwig Van avait choisi d'être sourd.


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Independence Day in Hongkong
La Vie en Bleu, Nice, lundi 30 juin 1997
Une soirée joyeuse et brutale célébrant le retour de Hongkong à la Chine Pop. Des chansons corses de l'ère coloniale, quelques vieilles scies britanniques et des hymnes révolutionnaires passés au Chinois constituaient la matière sonore d'un spectacle unique et non renouvelable pour percussions, encre de Chine, voix, pinceaux, bande magnétique, pétards, kazoo, théière et synthétiseur, où se mêlent expériences picturales et pyrotechniques, le tout dans une saine ambiance, toutefois déconseillée aux très jeunes enfants et aux femmes enceintes...

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Lectures pour tous
Les Dix Jours de l'Art Contemporain, La Galerie du lundi, Nice, 21 et 28 mai 1997
Guignol's band a rapidement su se faire de nouveaux amis. Ainsi lors de cette performance qui a été interdite 20 minutes seulement après avoir commencé. Ce n'était pourtant qu'un peu de musique répétitive (glockenspiel en "sol" + percussions) et beaucoup de littérature politiquement ou sexuellement très incorrecte (Sade, Nietzsche, Nabe, Chirac, Lacenaire, Céline, Bakounine, etc.) déclamée au mégaphone, un jour de marché, en milieu urbain et hostile.

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Coups d'essai pour les épées neuves
Les Grosses Têtes de l'Art, La Vie en Bleu, Nice, mercredi 19 février 1997
Découpage très "live" de stupides poupées japonaises au hachoir de cuisine, sur seize solos de percussions et instruments divers. Il faut en effet savoir qu'avant d'accepter une épée neuve, un samuraï soumettait la lame à de multiples essais, souvent sur le cadavre d'un criminel décapité. Les coups de taille, qui portaient des noms imagés, étaient d'inégale difficulté, allant du plus fort, le coup porté d'une hanche à l'autre ("ryo kuruma", les deux roues) au simple fauchage d'une main ("sodesuri", coupe-manche). A bon entendeur...